Tempête. Les liaisons maritimes perturbées - Bretagne


La mer démontée (ci-dessus : un cliché pris, hier matin, par l'un de nos lecteurs à Landunvez, dans le Nord-Finistère) a fortement perturbé les liaisons maritimes en Bretagne.
La mer démontée (ci-dessus : un cliché pris, hier matin, par l'un de nos lecteurs à Landunvez, dans le Nord-Finistère) a fortement perturbé les liaisons maritimes en Bretagne.

Le premier coup de tabac post-estival en Bretagne, avec des rafales de vent dépassant parfois les 100 km/h, a entraîné de fortes perturbations des liaisons maritimes. Effectuant le trajet Roscoff-Plymouth, le navire de la Brittany Ferries, le Pont-Aven, a même dû être abrité, ce vendredi soir, en baie de Saint-Brieuc.

En raison des conditions météorologiques difficiles, Brittany Ferries a, en effet, annulé ou modifié plusieurs trajets reliant la France à l'Angleterre, ce samedi.

L'Armorique à quai le Pont-Aven à l'abri

Prévue au départ de Cherbourg, ce samedi, à 18 h 30, la liaison vers Poole a  été annulée. Celle entre Plymouth et Roscoff, prévue ce samedi soir, ainsi que celle prévue entre Roscoff et Plymouth. L'Armorique est, en effet, resté à quai, ce samedi. La veille, vendredi, c'est le Pont-Aven, qui devait faire route vers Cork, en Irlande, qui avait été mis à l'abri en baie de Saint-Brieuc, avec les membres d'équipage mais sans passagers à son bord. Il y était encore ce samedi soir et, selon nos informations, un retour vers Roscoff était prévu en milieu de nuit dernière pour un embarquement des passagers en milieu de matinée et la reprise des rotations. Le Pont-Aven devrait donc repartir aujourd'hui de Roscoff, cap sur Plymouth puis Santander, en Espagne.

Les liaisons entre les îles perturbées aussi

Certains trajets ont également été modifiés. Ainsi, le bateau devant relier, ce samedi, Portsmouth à Saint-Malo (départ prévu à 20 h 15), devait finalement lever l'ancre à 23 h 15 direction... Cherbourg, pour une arrivée prévue vers 8 h ce dimanche matin. La liaison Saint-Malo - Portsmouth, avec départ ce dimanche à 10 h 30, a également été décalée à 13 h, au départ de Cherbourg. Des navettes gratuites seront mises en place au départ des deux villes.
La Brittany Ferries n'est pas la seule compagnie maritime à avoir subi les conséquences du coup de vent dans la région. Ainsi, la compagnie Penn ar Bed, chargée des liaisons entre le continent et les îles de Ouessant, Sein et Molène, ont notamment annulé le départ de 16 h de Sein et le départ de Douarnenez. Des perturbations sont encore à prévoir ce dimanche. Les liaisons maritimes du sud-Morbihan, effectuées par la compagnie Océane, ont également été impactées ce samedi, avec une seule rotation dans la journée et une escale à Quiberon déplacée de Port-Maria à Port-Haliguen.
À la recherche d'un kite-surfeur...

Ce samedi soir, un important dispositif de recherche à été déployé sur le secteur de Plemeur-Bodou (22), après qu'une touriste allemande ait signalé la présence d'un kite surfeur en difficulté. Deux zodiacs des pompiers et la vedette SNSM ont entamé les recherches, poursuivies par l'hélicoptère Dragon 29, qui a survolé toute la zone, sans résultat. Le dispositif a donc été levé à 22 h alors qu'aucune disparition inquiétante n'avait été signalée.

Impressionnant coup de vent sur la pointe bretonne


Une mer très forte a déferlé sur la pointe de la Torche, dans le Finistère, ce samedi matin. C'est la conséquence d'une ex-dépression tropicale, devenue une tempête, apportant des vents jusqu’à 125 km/h.
La tempête concerne ce samedi la Bretagne et la Normandie, mais surtout l’Irlande, une fois de plus en première ligne. Dans le Finistère, ce samedi matin, la pointe de la Torche, au sud de la baie d'Audierne, sur la commune de Plomeur, la mer était grosse et des vagues impressionnantes déferlaient.
La tempête, baptisée Brian par les Anglais, est d’autant plus dangereuse que les coefficients de marée ne sont pas négligeables.
LIRE AUSSI : Violent coup de vent et forte houle sur le Nord-Ouest samedi
Une mer très forte a déferlé sur la pointe de la Torche, ce samedi matin.
Une mer très forte a déferlé sur la pointe de la Torche, ce samedi matin. | Photo : Béatrice Le Grand / Ouest-France
Une mer très forte a déferlé sur la pointe de la Torche, ce samedi matin.
Une mer très forte a déferlé sur la pointe de la Torche, ce samedi matin. | Photo : Béatrice Le Grand / Ouest-France
Une mer très forte a déferlé sur la pointe de la Torche, ce samedi matin.
Une mer très forte a déferlé sur la pointe de la Torche, ce samedi matin. | Photo : Béatrice Le Grand / Ouest-France
Une mer très forte a déferlé sur la pointe de la Torche, ce samedi matin.
Une mer très forte a déferlé sur la pointe de la Torche, ce samedi matin. | Photo : Béatrice Le Grand / Ouest-France
Une mer très forte a déferlé sur la pointe de la Torche, ce samedi matin.
Une mer très forte a déferlé sur la pointe de la Torche, ce samedi matin. | Photo : Béatrice Le Grand / Ouest-France

Corto Maltese au coeur des ténèbres

Corto Maltese a toujours été cela : une histoire d’hommes (et de femmes…) ballotés par l’Histoire au sein de laquelle le marin vénitien a toujours gardé une distance prudente et quelquefois ironique avec une élégance du personnage qui répondait à celle du trait. Dans ce nouvel album, le deuxième depuis la reprise, Juan Diaz Canales et Pellejero réussissent plutôt bien l’exercice.
La force d’Hugo Pratt, c’est que ses histoires font rêver. Une fois le voyage terminé, l’esprit vagabonde et prolonge la sensation passée dans une espèce de plaisir cotonneux où l’imagination s’étire. La reprise de Corto Maltese par Juan Diaz Canales et Ruben Pellejero prospère sur cette indolence : le pinceau de Pellejero, faut-il le nier ?, perpétue avec fidélité l’univers de Corto Maltese. Il rend bien le charme propre à la série, qui s’attarde sur des icônes surannées d’un temps où l’aventure était possible, d’un siècle qui fut capable d’enfanter de concert les esprits les plus brillants et les plus grands crimes.
Corto Maltese au coeur des ténèbres
Corto Maltese T. 14 : Equatoria – Par Juan Diaz Canales et Ruben Pellejero - Casterman
Le récit de Canales est prattien comme il se doit : une femme aussi séduisante que mystérieuse, accompagnée d’une duègne enjouée, engage le marin pour retrouver son père perdu aux sources du Nil. C’est Philip Marlowe au Cœur des ténèbres, en quelque sorte. Comme chez Pratt, on croise sur le chemin des badernes aussi accrochées à leurs principes qu’à leurs décorations, perdues sur terre comme au ciel, et qui affrontent avec crânerie dans un dernier baroud d’honneur les forces magiques et forcément obscures d’un continent inconnu. Comme chez Hugo Pratt, Corto comprend tout mais ne contrôle rien, laissant chacun des protagonistes accomplir son destin.
Corto Maltese T. 14 : Equatoria – Par Juan Diaz Canales et Ruben Pellejero - Casterman
On a du plaisir à voir les auteurs jouer avec les codes maltésiens avec plus ou moins de dextérité. Mais Pellejero ne sera jamais Pratt, et c’est tant mieux. On retrouve peu à peu son trait dans une transition douce, certaines séquences rappellant des souvenirs de lecture enfouis comme ces Mémoires de Mr Griffaton qu’il signa jadis avec Jorge Zentner ou encore certaines pages de Dieter Lumpen déjà impressionnées par le maître vénitien.
Corto Maltese T. 14 : Equatoria – Par Juan Diaz Canales et Ruben Pellejero - Casterman
On conseillera à Canales de moins s’engager dans la course au Name Dropping : Le Prêtre Jean, Lord Byron, Winston Churchill, Constantin Cavafy, Henri de Monfreid, les juifs sionistes de Namibie… Chacun de ces protagonistes mériterait un album entier ! Canales pense valoriser Corto en lui faisant rencontrer des personnages historiques, mais il oublie d’évoquer le plus important aux yeux du lecteur : en quoi leur rencontre avec Corto a-t-elle pu changer l’histoire ?
Idem pour Pellejero qui pense rendre hommage aux zèbres d’Hugo Pratt en ouvrant l’album sur les taches de la girafe de Lord Byron. Ces procédés sont trop connotés, pour tout dire grossiers, ils manquent d’élégance.
Il leur manque le détachement singulier de Corto qui transforme avec humour et charme les tragédies de son temps en de baroques comédies.

Belle-Angèle. Une partie de la coque s’échoue devant Brignogan


Photo Cross Corsen
Photo Cross Corsen

Repérée par un Rafale ce jeudi après-midi, la partie haute de la coque de la Belle-Angèle a été retrouvée ce vendredi matin, non loin du phare de Pontusval à Brignogan (29). Le vieux gréement s'était échoué à la sortie de l’Aber-Wrac’h, ce mardi. Son skipper était décédé.

La mer a fait son terrible travail de sape. La coque de la Belle-Angèle a été entièrement disloquée par la puissante houle de cette semaine et le coup de vent de jeudi. Une grande partie de la coque s’est échouée une dizaine de milles dans l’est de l’île de la Croix, non loin du phare de Pontusval à Brignogan, après la plage de Ménéham.
Le vieux gréement s’était échoué mardi matin à la sortie de l’Aber-Wrac’h avec sept occupants à son bord. Malheureusement, le skipper avait trouvé la mort, emporté par une déferlante. Le voilier en bois de 24 m est resté sur son rocher avant que la mer ne le disloque entièrement, lors du coup de vent de jeudi après-midi.
Localisé par un Rafale
Le morceau de coque à la dérive a été localisé par un Rafale qui survolait à basse altitude la zone, jeudi après-midi. Le pilote alertait le Cross pour une coque retournée, entre deux eaux, sans d’autres précisions sur l’urgence en question.
Craignant un nouveau drame en mer, le Cross actionnait l’hélicoptère NH 90 sur zone qui s’assurait que personne ne se trouvait sur ou à proximité de ce morceau de coque flottant entre deux eaux.
Au petit matin, l'épave était échouée sur des roches non loin de la plage et du phare de Brignogan. Les services de l’État, en liaison avec l’assureur et les experts dépêchés, sont en discussion pour décider de la marche à suivre et des conditions de l’enlèvement de ce morceau d’épave. Mais la dégradation des conditions météorologiques annoncée pour ce vendredi après-midi empêche tout début d’opération. "Nous travaillons de près la question", confirmait Jacqueline Dejardin pour la Direction départementale des territoires et de la mer du Finistère qui privilégiait la sécurité des intervenants avant tout.
Un survol de la zone devrait être effectué dans la journée afin de s’assurer que d’autres morceaux du navire ne constituent pas un danger à la navigation.


Plan folkboat


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